Histoire
Région de Reims à l'époque pré-romaine (préhistoire)
Les premières traces d'implantation humaine dans la région remontent au néolithique et au chalcolithique (fin du IIIème millénaire avant Jésus-Christ). On y a retrouvé des champs d'urnes de l'âge du bronze. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense pendant l'âge du fer. Il y a cependant très peu de vestiges de ces époques sur le site actuel de Reims.
Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent un oppidum sur le site qui deviendra Reims.
Les Rèmes et Rome
Reims est mentionnée dans les commentaires de Jules César sous le nom de Durocortorum. Strabon cite le nom de Durocortora. Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allièrent pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusèrent cette alliance et choisirent d'aider Rome. L'alliance fut votée par le Sénat de Rome. Les Belges furent battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum, nom donné à Reims autrefois, pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes.
Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum fut classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes. Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes furent placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims était à l'époque très prospère (de récents travaux archéologiques font même de la ville la deuxième plus vaste de l'Empire après Rome). Sept grandes voies desservaient la ville.
Invasions barbares
En 357 et en 366, des invasions germaniques furent repoussées dans la région avant qu'elles n'atteignent Reims. En 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois s'étaient réfugiés dans l'église chrétienne. L'évêque saint Nicaise fut décapité sur le seuil de sa cathédrale ; une dalle dans la nef de la cathédrale actuelle en indique l'emplacement. En 451, les Huns attaquent la ville.
Le Moyen Âge
C'est à Reims que Clovis Ier fut baptisé en 496 par l'évêque saint Remi. Ultérieurement, et pour cette raison, elle devient la ville du sacre des rois de France et l'archevêque-duc est pair de France.
À l'époque mérovingienne, Reims fut l'une des capitales de l'Austrasie (on parle parfois de royaume de Reims), avec Metz. En 719, Reims fut démantelée par Charles Martel. Un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité à l'époque gallo-romaine disparurent.
En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III.
Vers l'An mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II.
En 1119, la ville reçoit un concile.
En 1143, la ville obtient des franchises communales.
La Renaissance
L'université de Reims est créée au XVIe siècle. Supprimée à la Révolution, elle renaît progressivement durant la seconde moitié du XXe siècle.
Le XXe siècle
Les débuts du XXe siècle sont marqués par de retentissants événements aériens qui font de Reims l'un des berceaux de l'aviation dans le monde, organisés presque tous à l'emplacement de l'actuelle Base aérienne 112, au nord de la ville : premier voyage aérien de l'histoire mondiale de l'aviation effectué par Henri Farman le 30 octobre 1908 entre Bouy et la cité des sacres (vingt-sept kilomètres), première Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée du 22 au 29 août 1909 (premier meeting international d'aviation), seconde Grande semaine d'aviation de la Champagne organisée en juillet 1910, concours d'aéroplanes militaires de Reims d'octobre et novembre 1911 (autre première mondiale) et coupe internationale d’aviation de vitesse Gordon-Benett des 27, 28 et 29 septembre 1913 remportée par le Rémois Prévost avec 203 kilomètres à l'heure.
La garnison de Reims, importante depuis la fin du XIXe siècle, était au siècle dernier le lieu de stationnement de nombreuses formations militaires. Celles-ci totalisaient plusieurs milliers de soldats qui étaient logés dans de nombreuses casernes : caserne Colbert (située boulevard de la Paix), caserne Jeanne d'Arc (située boulevard Pommery), casernes Neufchâtel et Maistre (situées rue de Neufchâtel)...
La Première guerre mondiale a détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale fut gravement endommagée par des bombardements allemands. Elle a fait depuis l'objet d'importantes campagnes de restauration qui se poursuivent encore actuellement.
Pendant les années vingt, Reims fut le lieu de naissance d'un mouvement littéraire d'importance : Le Grand Jeu, animé principalement par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.
De 1940 au 30 août 1944, Reims sera occupée par l'armée allemande ; Eisenhower y installera son quartier général après la libération de la ville. La reddition de l'armée allemande a été signée à Reims dans une salle du Collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945 à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe. Le lendemain 8 mai 1945, à l'initiative de l'Union soviétique, une seconde signature eut lieu à Berlin par le maréchal Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.
Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims va connaître une forte urbanisation, notamment avec l'aménagement de quartiers populaires, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.)
En 1962 Charles de Gaulle et Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation franco-allemande à Notre-Dame de Reims.
En 1996, le pape Jean Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour célébrer les mille cinq cents ans de la monarchie chrétienne en France, correspondant au baptême de Clovis. Sur la Base aérienne 112, il célèbre une messe devant plus de deux cent mille fidèles.
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Géographie
Reims est une ville du nord-est de la France, à environ 130 km de Paris, dans la Champagne crayeuse. Avec 187 206 habitants (source INSEE, 1999, sans double compte), c'est la douzième ville de France par sa population. Bien qu'en n'étant pas le chef-lieu de la région, c'est la plus grande ville de la Champagne-Ardenne, chef-lieu d'un arrondissement du département de la Marne, sous-préfecture, archevêché, cour d'appel, académie et université. Sur le plan économique, Reims est, avec Troyes, un pôle de première importance dans la région.
La ville est située dans une plaine, sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne, et sur le canal de l’Aisne à la Marne. Au sud et à l'ouest s'élève la Montagne de Reims, dont les versants abritent une partie des meilleurs crus du vignoble champenois. Les principales places de Reims sont la place Drouet-d'Erlon (que les Rémois appellent simplement place d'Erlon), où se concentrent cafés, restaurants et commerces, et au centre de laquelle on trouve la fontaine Subé, surmontée de la Gloire, statue dorée ; la place Royale, au centre de laquelle on peut voir une statue de Louis XV, et la place du Cardinal-Luçon, parvis de la cathédrale, où se trouve une statue de Jeanne d'Arc. On peut également citer la place de la République et la place des Droits-de-l'Homme, situées sur les grands boulevards ceinturant le centre ville et servant de portes d'entrée dans le centre de Reims. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante, traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville du sud-ouest au nord-est, en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus et la rue de Talleyrand.
Démographie
Commune (1999) : 187 206 habitants, 3990 hab/ km²
Unité urbaine (1999) : 215 581 habitants, 2283hab/ km²
Aire urbaine (1999) : 272 620 habitants
La Communauté d'agglomération de Reims (devenue Reims Métropole) comprend 6 communes : Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux.
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